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Fraternité Saint Thomas Becket
Donnez-nous courage et prudence
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Album Photos :
Ordinations-diaconales-du-07-01-2012
Samedi 7 Janvier 2012 Eglise Saint Nicolas de Chaumont-sur-Loire
Son Excellence Monseigneur André-Joseph LEONARD Archevêque de Malines-Bruxelles a ordonné diacres Hugues POULIN et Paul-Marie HEDON
appel des candidats et l'engagement au célibat
De gauche à droite, de face:
Dom Antoine Forgeot Père-Abbé Emérite de la communauté bénédictine Notre-Dame de Fontgombault, Dom Jean Pateau Père Abbé de la communauté bénédictine Notre-Dame de Fontgombault, Son Excellence Monseigneur André-Joseph Léonard Archevêque de Malines-Bruxelles Dom Antoine Marie Beauchef le Père Abbé de la communauté bénédictine Saint Joseph de Clairval à Flavigny
De gauche à droite, de dos: Paul-Marie Hédon Hugues Poulin
Album de photos cliquer ici : Ordinations-diaconales-du-07-01-2012
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FSTB : Ordinations diaconales d'Hugues Poulin et de Paul-Marie Hédon
par Mgr Léonard , le samedi 07 Janvier
2012
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FSTB : Ordination diaconale de Jérémy
Thomas
par Mgr Léonard (30-03-2008 )
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Chaumont sur Loire
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Ordination diaconale de Jérémy Thomas par Mgr
Léonard
________________________________________________________________________________________________ Ce qui fut digne d’attention, le 30 mars à Chaumont sur Loire, jour de l’ordination diaconale de
Jérémy Thomas par Monseigneur André-Mutien Léonard, évêque de Namur, ce fut moins la
lumière et la paix, pourtant remarquables, qui tout au long de la cérémonie, remplirent le chœur
et la nef de l’église, que la joie que manifestèrent les familles et les membres de la Fraternité,
de s’y retrouver si peu de temps après les ordinations précédentes, et surtout , de s’y sentir
tous de« la Maison de Dieu ». En raison du sang qui lie entre eux leurs membres, les familles
peuvent aussi être appelées « maisons », comme l’expliquait aux grands séminaristes de
Philadelphie en 1990, le Saint Père , alors qu’il n’était encore que le Cardinal en charge
de « La doctrine de la Foi ». « Maison, au sens biblique de terme, leur disait-il, ne désigne
pas tant en général, un bâtiment de pierres, que les proches, la famille . Cet usage, remarquait-il
en bon Bavarois, se poursuit parmi nous quand nous parlons , par exemple, de la Maison
des Wittelsbach ou de la Maison des Habsbourg ». Il ouvrait aussitôt son propos sur un horizon
plus vaste : « les baptisés qui originellement sont des étrangers les uns pour les autres ont à
devenir une seule famille : la famille de Dieu. C’est pourquoi dès le séminaire, le futur prêtre
devrait s’exercer à rassembler les gens dans l’unique famille : la communauté de la Maison
de Dieu… Maison , celle-là, qu’il faut qualifier en outre de spirituelle… construite par
l’Esprit-Saint … plus vivante et plus solide qu’une simple parenté par le sang »
( Cardinal Ratzinger « Culture et Vérité » Namur 1990 ). La communauté familiale d’un chrétien,
par conséquent- quel que soit son sang, sa race ou son rang – son foyer, comme celui de tout
vrai fidèle, c’est d’abord et radicalement, l’Eglise dont Marie « première Eglise » selon le
titre
d’un ouvrage aujourd’hui célèbre, est la Mère et le modèle . Cette analogie entre la maison de
l’homme et des siens et celle de Dieu, ceux qui furent présents à l’ordination de Jérémy n’ont
cessé, de fait, au cours de la
solennité, de la laisser transparaître.
Le cortège , comme d’habitude, arriva par le fond de l’église tandis que la double chorale
– celle de Lamotte et celle de Chaumont réunies – chantait pour la procession d’entrée
l’ « O filii et filiae » Il était composé des clercs, séminaristes et prêtres de la
Fraternité,
et bien sûr du candidat au diaconat : Jérémy ; de prêtres de marque du diocèse de Blois
puisque deux membres du chapitre cathédral le représentait : les Pères Dominique Dupont
et Jean-Marie Lecoq ainsi que des abbés René Champeau, curé de Selommes, Pascal Gonin,
curé de Notre Dame des Rottes à Vendôme, Bernard Gallizia, administrateur du secteur
de Mondoubleau, et Lhomme-Ducret du secteur de Saint Aignan ; du Père Mondet,
du diocèse de Tournai, professeur de patristique au Grand Séminaire de Namur ;
de Don Philippe Seys, professeur d’Ecriture Sainte à la maison de formation de la
Communauté Saint Martin à Candé ; du R.P Garçon, Provincial de France des
Pères de Sainte-Croix ; de l’abbé Pierre Blin, du diocèse de Paris, et pour clore le cortège,
très évangéliquement le dernier, de Mgr Léonard, l’ordinant.
Dans son mot d’accueil à Mgr Léonard et à tous ceux qui avaient répondu à son invitation
et à celle des parents de Jérémy, le Père Gac a tenu à souligner avec gratitude que c’était la
quatrième fois que l’évêque descendait de Belgique pour une ordination à Chaumont.
La liturgie de la Parole accomplie ( Actes II, 42-47 et au lieu de Pierre I, 3-9, un texte de
Saint Jean ) , Mgr Léonard appela l’ordinand et reçut son engagement au célibat, puis prit
la parole. Toutefois, avec un humour qui ne le quitte guère, il tint à remarquer, en réponse
au Père Gac, que si ses visites à Chaumont étaient source de joie, elles étaient aussi source
de pluie ; ensuite il donna quelques indications sur son emploi du temps en cours avant de
commencer son homélie proprement dite.
Rentrant de Palestine où il a pu par une faveur tout à fait exceptionnelle, célébrer la messe
au Cénacle avec 170 de ses Pairs – faveur que n’avait pu obtenir Paul VI lui-même lors
de son pèlerinage en Terre Sainte – il était maintenant à Chaumont sur Loire, dont il devait
repartir sans beaucoup de délai pour aller présider dans sa ville épiscopale un jubilé de
prêtres au nombre desquels se trouvait son frère ;et en repartir pour Rome, toutes affaires
cessantes,afin d’y participer au premier congrès mondial sur la Divine Miséricorde devant
se tenir au Vatican du 2 au 6 avril, exactement trois ans après la mort du Pape Jean-Paul II
survenue le 2 avril 2005 au soir, selon le vœu de Sainte Faustine Kowalska, l’apôtre de
la Miséricorde.
C’est au Cénacle que les Apôtres ont fait l’expérience de la Miséricorde. Ils s’y étaient
soigneusement enfermés . « Nous sommes aujourd’hui verrouillés, cadenassés par d’autres
peurs : les misères, les faiblesses, les échecs de notre vie. C’est au milieu de cette misère
dans laquelle nous sommes régulièrement enfermés, que va se manifester la Miséricorde,
à savoir le cœur de Dieu qui endure, qui porte la misère humaine pour la transfigurer et nous libérer.
Jésus est source de paix parmi ses disciples apeurés . « Que la paix soit avec vous ». Cela peut
paraître anodin. Il répète son souhait par trois fois. Que la paix vous soit donnée. C’est une paix
qu’Il ramène du fond de l’abîme où Il est descendu , du fond des enfers. « Il est descendu
aux enfers » comme nous le disons dans le symbole des Apôtres. L’enfer de la solitude,
de la mort, de la détresse ; Et du fond de l’abîme où Il est descendu, Il nous ramène une paix
que personne d’autre ne peut nous donner. La paix que lui seul peut offrir. « Je vous donne
ma paix, je vous laisse la paix . Je ne la donne pas pour le monde » . C’est une paix qui a
traversé toute la solitude, toute la misère humaine, c’est la paix du monde nouveau
qu’ inaugure la résurrection. Le Ressuscité est source de paix, source de joie :
« la paix soit avec vous » ; Et aujourd’hui le Seigneur veut tout spécialement verser
la paix dans le cœur de Jérémy. La paix n’est certainement pas la tranquillité assurée.
Au contraire, aussitôt après avoir ainsi parlé, Jésus ajoute « de même que le Père
m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». La paix nous est donnée pour être envoyés
en mission, avec la confiance chevillée au cœur. Jésus est source de joie, de paix,
de l’amour de la mission, de l’Esprit-Saint , esprit de Miséricorde que donne Jésus. »
Après l’homélie, ce fut le chant en latin des litanies suivi du rite essentiel de l’imposition
des mains et de la prière consécratoire par l’évêque.
Même après une ordination, la consigne évangélique demeure : « Priez le Maître de la
moisson d’envoyer des ouvriers ». Benoît XVI la répétait justement aux prêtres et aux
diacres permanents de Bavière en 2006, et la commentait : « cela signifie que la moisson
est là et que Dieu veut embaucher des hommes pour la rentrer. Dieu a besoin des hommes.
Il a besoin d’hommes ( comme Jérémy Thomas ) qui répondent : Oui, je suis prêt à
devenir ton ouvrier pour la moisson , je suis prêt à apporter mon concours afin que
cette moisson mûrie dans les hommes, entre vraiment dans les greniers de l’Eternité,
et devienne l’éternelle Communauté de Dieu dans la joie et dans l’amour. »
« Prier le Maître de la moisson ». De cette parole du Christ, Jean-Paul II lui-même
en 1984 disait avec la dernière netteté qu’elle n’était pas une simple invitation mais un
ordre exprès. A nul ami d’une Communauté sacerdotale ne peut donc échapper que
la première offrande à présenter à Dieu pour le sacerdoce et pour les vocations,
c’est une prière instante et continuelle, « une couronne de prière ».
C’est pourquoi le meilleur prolongement que les prêtres, séminaristes et amis de la
Fraternité Saint- Thomas Becket pourront donner à cette cérémonie du 30 mars,
ce sera d’accompagner, par leur prière quotidienne, le nouveau diacre jusqu’à son
sacerdoce – devenant ainsi pour lui comme autant de colonnes du cloître intérieur où
il va maintenant s’apprêter à le recevoir à la cathédrale Saint Aubin de Namur le 29 juin
prochain.
Ce fut du reste, au milieu de citations de la Bible ou d’auteurs ecclésiastiques
– quelques unes en latin – l’un des thèmes du mot de remerciements charmant
d’application que l’ordonné a, en bon ordre, adressé à ses père et mère, à l’évêque ,
à son supérieur, à ses professeurs, à ses amis ainsi qu’à toute l’assistance, avant que
Mgr Léonard ne donnât la bénédiction solennelle et finale.
Yves Auffret. Source: "la Renaissance du Loir-et-Cher " du 04 avril 2008 n° 2357 |
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